Il suffit de regarder autour de nous pour voir que l'on peut être triste pour plein de choses. On peut être triste pour des choses plus ou moins graves, mais dès lors que la tristesse nous tombe dessus, cette échelle de valeur dans le chagrin n'existe plus. On est triste, point.
Il existe plusieurs solutions pour essayer de remonter la pente, et généralement ce sont les autres qui nous répètent ce leitmotiv : laisse faire le temps, pense à autre chose, ne t'inquiète pas, ça va passer ... la plus connue étant : "il y a des choses plus graves, ça aurait pu être pire".
Aujourd'hui, j'ai repassé le permis pour la deuxième fois, et je l'ai raté. La première fois que j'ai raté le permis, j'ai beaucoup pleuré, mais je me disais : "beaucoup le rate la première fois, c'est tout je le repasserai. Ca va me coûter beaucoup d'argent, mais ce n'est pas si grave". Mais 226 euros pour 4 leçons et l'inscription au permis je ne peux pas le faire deux fois ... ça me rend malade ! Je n'ai pas la force de le repasser une troisième fois...
Pour aller jusqu'au fond de ma pensée, je me sens nulle. J'ai peur que tout le monde me juge. Et j'ai peur de ne plus lui plaire, parce qu'au fond je suis une fille stupide, et qu'il aime les filles intelligentes qui peuvent lui apprendre quelque chose.
En plus du permis, j'ai de gros doutes sur ma capacité de réflexion. Moi qui trouvais mon style d'écriture plutôt bon, je suis de plus en plus déçue de moi. Je me rend compte que les compétences ou les atouts que je peux avoir ne suffisent pas. Pour avoir les concours, il faut être meilleur que bon. Il faut être la meilleure. Or je ne le suis pas, et je ne pense pas pouvoir l'être.
Je n'arrive pas à me dépasser, à réviser comme une folle pour réussir mes concours. Je connais des gens qui se mettent dans leur révision et n'en sortent plus, parce qu'ils ont un objectif et qu'ils se donnent tous les moyens pour l'atteindre. J'aimerai tellerment être comme eux ! Je crois que c'est un de mes souhaits les plus chers. D'ailleurs en écrivant ces mots je n'ai qu'une envie c'est d'aller travailler, de faire des exercices pour ne plus hésiter sur les questions qui peuvent tomber. Le problème, c'est que je ne sais pas par où commencer. Alors qu'au lycée le programme était bien défini et qu'il s'agissait strictement d'accumuler les connaissances nécessaires, aujourd'hui la culture me semble impossible à atteindre et j'ai l'impression d'être revenue au point zéro (je pourrait dire au point mort mais ce serait un mauvais jeu de mot!).
Au fond, je ne suis pas forte, alors que je me dois de l'être. Vous l'aurez compris, aujourd'hui je suis triste.